La bienveillance ou l’harmonie dans le management chez les dirigeants indiens

Le dimanche 26 mars dernier, j’assistais au séminaire «Harmonie dans le Management», organisé par le SACAR à Pondichéry, Inde du Sud. Il est étonnant de constater que la bienveillance dans les relations professionnelles est une préoccupation majeure des élites intellectuelles de pays non occidentaux, et que, bien plus encore, elle s’inscrit dans des enseignements de sages qui ont profondément marqué leur pays. Pour information à nos dirigeants, ce séminaire a commencé par une méditation de l’ensemble des participants.

Ce billet est une libre traduction de l’article publié le 26 mars 2016 par un confrère et ami, Mr Ashok Bhatia.

Les quatre piliers d’un Management Intégral selon l’enseignement de Sri Aurobindo sont : Sagesse, Pouvoir, Harmonie et Perfection. Parmi ceux-ci, Harmonie est un facteur clé pour les PDG et les chefs d’entreprise en vue d’atteindre leurs objectifs.

Un manager peut améliorer son efficacité en veillant d’abord à l’harmonie et à l’équilibre en lui-même, entre ses pensées et ses actions.

Les grandes entreprises et les propriétaires d’entreprises familiales doivent veiller à ce que l’harmonie règne au sein des différentes branches de leur organisation. Les deuxièmes doivent en particulier s’assurer qu’un plan de succession a été clairement établi, afin qu’aucune disharmonie ne soit possible à aucun niveau. Maintenir une liaison harmonieuse avec les institutions financières et les administrations est une préoccupation majeure pour de nombreuses PME.

Tout comme les musiciens d’un orchestre, les managers doivent se mouvoir en tandem avec l’autre de manière à créer une symphonie. Un travail harmonieux conduit inévitablement à la «synergie», un terme souvent utilisé dans le domaine du management.

D’un point de vue stratégique, chaque opération doit être réalisée de manière à rester en harmonie avec l’environnement et la société en général. Une relation cordiale entre une organisation et ses distributeurs permet par exemple à un directeur du marketing de dormir paisiblement. Un directeur financier doit s’assurer du bon équilibre entre la maitrise et le contrôle des coûts et l’efficacité des départements qui en sont affectés.

Un Directeur de production doit maintenir l’harmonie entre ses supérieurs et les techniciens. Il ne doit pas seulement fournir des produits finis à une date cible, mais aussi dans les limites de coûts spécifiés.

L’harmonie entre la direction et les employés est essentielle pour que l’entreprise se développe en douceur. Ainsi est l’harmonie entre les acteurs aux différents niveaux de l’organigramme et entre les employés de différents groupes d’âges.

A un niveau personnel, le propriétaire d’une entreprise familiale doit veiller à ce qu’un plan de succession harmonieux soit en place. Un manager individuel peut améliorer son efficacité en maintenant l’harmonie entre ses pensées et ses actes extérieurs.

Au dernier séminaire d’une journée sur le thème « L’harmonie dans le Management », organisé par SACAR (Sri Aurobindo Center for Advanced Research) le 26 Mars dernier, des intervenants d’un large éventail d’expertises en management se sont adressés aux participants sur la nécessité de, et les moyens de parvenir à, l’harmonie dans les opérations.

Dr. G. Natchiar, co-fondatrice, émérite, directrice du Aravind Eye Hospital, Madurai, sacar-harmony-2l’invité principale, a souligné l’importance de la vision et de la mission d’une organisation. Elle a non seulement parlé de la « Aravind Eye Model », mais a aussi partagé avec les participants les politiques RH innovantes de Aravind Eye Care. Dr. Natchiar a souligné l’aspect précautionneux de son organisation qui lui permet de continuer à offrir des soins oculaires abordables pour la population indienne et d’apporter de l’harmonie dans ses opérations. Elle décrit en détail les mesures prises pour améliorer la productivité des médecins, ce qui rend les opérations rentables et permet à l’organisation de devenir un modèle pour les fournisseurs de soins de santé similaires dans d’autres parties du monde.

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Dr Ananda Reddy, directeur du SACAR, disserta sur les quatre composantes essentielles de l’harmonie – Collaboration, Bonne Intention, Bienveillance et Tolérance. Ces quatre composantes permettent aux organisations de travailler et de progresser en douceur. L’éducation au management en Inde a besoin d’être repensée pour s’approprier la formation dans ces composantes, de manière à la rendre davantage holistique et contemporaine.

 

M. B. R. Babu, Secrétaire du bien-être au Gouvernement de sacar-harmony-4Pondicherry, a partagé avec les participants ses expériences d’introduire l’harmonie dans les entreprises du secteur public. Il a souligné la nécessité pour les gestionnaires de prendre possession de leurs tâches et de les accomplir dans le champ d’application de la loi.

 

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Prof. Sibnath Deb, professeur de psychologie et directeur en charge de l’éducation à distance à l’Université de Pondicherry, est revenu sur les aspects psychologiques des relations interpersonnelles qui contribuent à elles seules à apporter de l’harmonie et le bonheur dans la vie personnelle de chacun.

 

Sir sacar-harmony-6Ashok Bhatia, l’auteur de ce billet, a témoigné des moyens d’établir l’harmonie au travail. En particulier sur la manière dont les défis auxquels sont confrontés les gestionnaires de clients, les fournisseurs, le personnel, les supérieurs, les collègues et subordonnés, peuvent être atteints avec succès.
Sir Ganesh Babu, directeur des « Cerveaux Gagnants », a soulisacar-harmony-7gné l’importance de s’harmoniser en premier soi-même. Il a souligné le fait que la performances d’un PDG est évaluée sur la base non seulement des résultats qu’il obtient, mais aussi sur la qualité des relations qu’il entretient avec l’ensemble des parties prenantes de son organisations.

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Mme Uma Prajapati, directeur de Upasana à Auroville, a parlé de l’appel intérieur d’un designer professionnel et de la satisfaction ressentie en se mettant au service de la communauté dans le cadre d’un projet professionnel. Elle a souligné son exploit singulier de créer Tsunamika, une petite poupée, qui a provoqué un changement positif dans la vie des femmes touchées par le tsunami de 2004.

 

 

Prof. Kisholoy Gupta a modéré une discussion de groupe interactive qui a invité les participants à exprimer les principaux acquis à retenir d’un tel événement d’une journée et communiqua également sur la valeur d’apprécier les autres.

Dr Arvind Gupta, directeur adjoint à la Direction de l’éducation à distance, Université de Pondichéry, a coordonné l’ensemble de l’événement. Son soutien a été très important dans la planification et la tenue de la totalité de l’événement.

Dr.Shruti Bidwaikar, directeur adjoint, SACAR, a résumé la procédure et a offert un vote de remerciements.

Le séminaire a reçu un accueil très chaleureux de participants venant de multiples horizons, comme des responsables gouvernementaux, des formateurs en management, des dirigeants d’entreprises, des hommes d’affaires, des habitants d’Auroville, des entrepreneurs et des étudiants.

Le Groupe de Management Intégral du SACAR avait déjà organisé un séminaire sur l’aspect « Perfection » en Septembre 2015. Le prochain événement, qui se concentrera sur l’aspect « Pouvoir » est prévu pour le mois d’Août 2016. J’y serai et vous tiendrai informés.

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La bienveillance commence par la pensée

aneNoël est une fête planétaire que s’approprient 7,5 milliards d’êtres humains. Durant cette période, même les conflits séculaires cessent quelques heures. Partout dans le monde, tous attendent cette date pour faire taire leurs griefs, les rendant instantanément insensés.

Si les raisons d’un conflit sont suffisamment importantes pour justifier une guerre et des morts, en quoi Noël les rend-elles caduques ? Si Noël a le pouvoir d’opérer une trêve dans un conflit qui dure parfois depuis des années, en quoi ce dernier est-il justifié ? Nous passons de la haine à l’amour puis revenons à la haine comme si nous changions de vêtements. Le comportement humain est-il aussi caricatural ?

Nous croisons souvent des personnes sincèrement étonnées que les gens – bien entendu, nous sommes « les gens » – soient si égoïstes entre eux. Elles se demandent honnêtement pourquoi nous ne parvenons pas à nous entendre entre nous, comment il se fait que chaque rencontre entre deux personnes soit si souvent vectrice d’affrontements et de souffrances.

C’est ignorer que l’égo, comme le cerveau, est à la fois la cause et le moyen. La cause de l’affrontement car l’unique raison de son existence est le fossé qui (apparemment) existe entre lui et tout ce qui n’est pas lui, en particulier n’importe qui d’autre. Le moyen car la compréhension de son fonctionnement invite au rapprochement vers n’importe quel autre en particulier et tous les autres en général.

L’existence duelle

Je ne fais pas partie de cette catégorie de personnes étonnées que nous soyons si égoïstes entre nous, je pense qu’il est intrinsèquement dans notre nature d’être égoïste. Ce qui rend mon challenge d’installer la bienveillance dans les entreprises si intéressant.

Ma pratique quotidienne de la bienveillance fait apparaitre beaucoup plus de dysfonctionnements qu’il ne semblait y avoir lorsque je ne pratiquais pas. J’observe une lutte entre 2 tendances antagonistes. D’une part l’altruisme, le désintéressement, le désir d’aimer et d’aider autrui. D’autre part le jaillissement fréquent de pensées critiques, médisantes, délétères voire morbides.

La plus belle relation d’amour fait parfois naître des pensées de haine. Ce qui est le plus cher à nos yeux, les enfants sans doute, provoque quelques fois le jaillissement de pensées morbides ou de destructions. L’apparition d’émotions sincères à la vue du sacré n’engendre-t’elle pas parfois des pensées de souillures ?

Peut-être est-ce dû à une fatigue passagère, à un relâchement de la vigilance ? Peut-être des scories de comportements anciens qui ont contribué à organiser le cerveau de manière si complexe ? Peut-être les conséquences d’une culture de la réactivité, entretenue comme un sport, qui invitait auparavant de toujours trouver le bon mot, la réaction rapide face à un événement, s’est-elle détournée de son but initial ?

Peut-être est-ce la dualité de l’existence, qui fait que rien n’existe sans son contraire ?

Penser est déjà agir

Pourtant, de la même manière que le TOC est paradoxalement un excellent outil d’accroissement de ressources (voir précédent billet), l’alternance de pensées bienveillantes et d’autres qui ne le sont pas m’en apprend beaucoup sur le fonctionnement de mon cerveau, sur les relations qu’il entretient avec mon cœur et mon corps, sur la conscience qui les englobe tous trois. Cette mécanique complexe et magnifique peut ensuite être observée, étudiée puis améliorée afin qu’un choix de réactions puisse être validé et que prééminence soit définitivement donnée à certains fonctionnements plutôt qu’à d’autres.

Penser agir produit sur le corps et le cœur les mêmes conséquences que l’acte lui-même.

1452358_617813571593603_1123910518_nLes neurosciences nous informent que notre cerveau ne fait pas la différence entre imaginer un acte et l’accomplir car les mêmes connexions neuronales sont activées. C’est pour cela que certaine religion explique que penser commettre un acte est en réalité l’avoir déjà commis, et que d’autre tradition plus hermétique met en garde : « Homme, place un gardien au seuil de tes pensées ».

(Votre pire enemi ne peut vous atteindre autant que vos propres pensées non surveillées)

Aujourd’hui, prenons la juste mesure des conséquences que certaines pensées négatives que nous émettons à l’encontre de quelqu’un peuvent avoir sur les relations que nous avons et que nous aurons plus tard avec lui. En effet, nous constatons que si nous avons une pensée médisante à l’égard d’une personne lors d’une nouvelle rencontre, par exemple un collègue de travail que nous accueillons pour la 1ère fois, cette pensée laissera une trace en nous lors de la 2ème rencontre et les suivantes, altérant notre appréhension de ce qu’il nous présente et modifiant le contexte de notre relation.

Si l’on décide d’être bienveillant envers lui, il faudra alors sans cesse réparer le contexte, rectifier la 1ère pensée qui jaillira toujours lorsque nous serons en sa présence. Mieux vaudrait qu’elle ne soit jamais apparue !

Avec l’a priori de la bienveillance, qu’elle soit spontanée ou cultivée, ou cultivée puis spontanée, nous nous autorisons une grande fraicheur et une grande liberté d’esprit à chaque instant.

La pratique de la bienveillance

Il est possible pour un égo de pratiquer la bienveillance, comme il est possible d’installer la bienveillance dans nos relations professionnelles, même lorsque les égos se frictionnent à chaque instant.

Par une pratique de chaque instant, et pas seulement à Noël ! Que cette trêve de Noël soit le début, la vraie résolution pour chacun de développer la bienveillance dans son quotidien. Une résolution basée sur l’observation de ses pensées, puis sur la résolution de changer, et enfin sur la pratique assidue de nouveaux comportements.

Comment pratiquer quotidiennement la bienveillance ? Si ma volonté de bienveillance doit lutter sans cesse contre ces programmes inconscients automatiques qui jaillissent spontanément en moi, peu importe leurs origines, mieux vaut avoir quelques outils qui ont fait leurs preuves. En voici quelques-uns.

Lorsqu’une pensée médisante surgit en moi à la vue d’une autre personne, plutôt que de lutter contre elle, ce qui ne fera que la renforcer, plusieurs possibilités s’offrent à moi pour l’annihiler :

Les techniques de la bienveillance

1. Pour commencer, ne présumons pas de ce que pense cette personne à notre égard. Soyons réaliste : 7,5 milliards de personnes représente la même quantité de cartes du monde spécifiques et différentes.

mind_full2. L’attention consciente de ce qui se passe à l’intérieur et à l’extérieur de nous, à chaque instant. Cette vigilance attentionnelle empêche n’importe quel type de pensée de jaillir par sa simple pratique, car il n’y a pas place en nous pour autre chose que l’attention consciente lorsque nous la pratiquons.

(Esprit encombré ou pleine conscience ?)

3. Nous pouvons nous pencher un instant sur cette pensée médisante et réaliser instantanément son insanité, ce qui aura comme conséquence de nous troubler, de nous trouver mécontent de nous-même, d’éprouver dégoût et désir de changer.

4. Si nous avons baissé la garde un instant et cessé d’être vigilant, nous pouvons désamorcer une éventuelle pensée malveillante en focalisant rapidement notre attention sur un autre objet, ou en passant rapidement d’un objet à un autre, de manière à la faire disparaitre, ou à confusionner notre cerveau, ce qui en pratique reviendra au même. Un cerveau confusionné, comme dans une ivresse, subira une perte de repères et aura naturellement comme réflexe de revenir soit à une sensation physique, soit à un vide momentané. Dans les 2 cas, la pensée aura disparu.

5. Nous pouvons également dire STOP à cette pensée, de manière à associer durablement et profondément son jaillissement ou le jaillissement de pensées similaires au mot STOP. L’avantage de cette technique est d’associer étroitement le mot STOP à l’apparition d’une pensée jugée négative.

6. Nous pouvons aussi associer une image à cette pensée ou à ce genre de pensée. J’utilise par exemple la broyeuse de documents, que l’on trouve dans tous les bureaux, qui transforme en confettis ma pensée. Lorsque j’utilise fréquemment cette association, elle jaillit ensuite spontanément.

7. Nous pouvons choisir de concentrer notre attention avec précision sur un objet extérieur, en utilisant pleinement nos capacités sensorielles pour affiner notre perception de l’objet.

8. Lors de ces trois dernières techniques, la fréquence et la rapidité de la réaction va réduire de plus en plus le temps séparant l’apparition de la pensée de notre réaction : STOP, la broyeuse de document ou la concentration sensorielle. Ainsi, petit à petit, la pensée n’aura même plus le temps de se former complètement, la prescience de son apparition suffira à faire naitre notre réaction.

9. Enfin, soyons convaincus que s’excuser silencieusement envers quelqu’un d’avoir eu de mauvaises pensées à son égard produit dans notre cerveau les bénéfices d’excuses réelles que nous lui aurions adressées.

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Formation : « Bienveillance et innovations comportementales », la 1ère étape est moi-même

birdsUne lutte fratricide et millénaire prend place en chacun de nous : F.B.I. vs C.I.A., ou la lutte pour le contrôle de la sécurité (et/ou de la satisfaction) intérieure. Dans ce contexte, la pratique de la bienveillance au quotidien est l’arbitrage intérieur entre notre Faculté de Bienveillance Intuitive et nos Comportements Inconscients Automatiques.

Cette dualité est réelle puisque 80% de nos 60 000 pensées quotidiennes sont identiques à la veille. Nous sommes sans cesse ballotés entre ces 2 options, et il est vraisemblable que quel que soit notre état de progression sur un chemin d’épanouissement personnel, nous continuerons jusqu’au bout d’être sollicité par nos programmes automatiques ou par de nouvelles possibilités existentielles et comportementales. Jusqu’à ce que nous remplacions les premiers par les seconds et que ceux-ci deviennent à leur tour automatiques.

D’un côté, nous pouvons ne nous préoccuper ni de nos pensées ni de nos actes, nous laisser vivre par nos pulsions habituelles et être vécus par notre réalité intérieure, arguer que nous avons toujours été comme cela, que même nos parents l’étaient avant nous. Ou nous pouvons casser le mythe de l’irréversibilité génétique, comprendre enfin que nos actes et notre environnement déterminent notre ADN et non le contraire. Nous pouvons alors vivre pleinement conscient de ce qui se passe en nous, tenter de corriger certaines tendances si d’aventure elles ne correspondent pas ou plus à notre état de conscience, ou à l’évolution de la société, ou si les mêmes situations se répètent quelles que soient les personnes que nous rencontrons, ou si cela occasionne souffrance en nous. Continuer la lecture

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Bienveillance, pensées et ligne du temps

DSC00177La pratique quotidienne de la bienveillance nous offre l’opportunité d’identifier nos programmes car elle dilate le temps séparant l’apparition d’un élément déclencheur de notre réaction.

Si nous sommes parvenus à créer et nous entourer d’un environnement professionnel bienveillant, les éléments déclencheurs propres à nous perturber restent légions. Ils peuvent être de nature réelle et/ou physique, ou simplement imaginaire, ce qui revient au même dans les effets.

L’élément déclencheur peut être une image qui apparait dans notre champ de vision, une musique que nous entendons, un parfum, un goût, une sensation physique. Nos sens par lesquels entrent les informations de notre environnement sont autant de portes par lesquelles des éléments déclencheurs vont activer des souvenirs, des émotions et des croyances. Parmi ces 5 sens, la vision est prééminente sur les autres et possède donc déjà la possibilité de nous confusionner. La 1ère croyance à laquelle personne n’échappe établit que ce que nous voyons a plus d’importance que ce que nous entendons.

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La démonstration de la bienveillance (2)

jesuisL’adhésion au principe de la bienveillance en entreprise est quasiment unanime, en particulier dans ses aspects contagieux et irrésistible. Reste à traiter les questions pratiques de sa mise en œuvre, car la bienveillance est bien une histoire de pratique.

Les formations à la bienveillance laissent un impact remarquable dans les groupes de travail. Il y a un avant et un après. Un vent de fraicheur souffle chez les participants, tous s’accordent sur l’enthousiasme et l’envie de bien faire qui naissent à l’issue du séminaire, de la journée de formation ou de l’atelier. Néanmoins, lorsqu’on revient quelques semaines plus tard, beaucoup témoignent de manque de constance, d’absence de pérennité dans les changements. Les vieux comportements ont la vie dure.

On me demande s’il est possible d’en terminer définitivement avec certains comportements limitants ou mauvaises habitudes. L’expérience montre que rien ne se perd, que des habitudes que l’on a nourries pendant longtemps laissent des traces au fond de nous, n’attendant qu’une baisse de vigilance de notre part pour rejaillir de nouveau. Sans parler des atavismes de lutte et de méfiance envers l’autre qui couvent continuellement en nous, héritages des réflexes des premiers humains qui vivaient dans des environnements naturels hostiles.

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La démonstration de la bienveillance (1)

crapaud_rieurLors des formations à la bienveillance en entreprise, l’adhésion à son principe est quasiment unanime. Même s’il m’a été récemment, peut-être légitimement, répondu que l’entreprise n’a pas vocation à créer l’amitié et/ou résoudre les carences affectives ou sociales des individus. Ensuite, lorsque la théorie est acquise, c’est en travaillant sur sa mise en œuvre avec les groupes que les questions concrètes se posent.

Le principe théorique de la formation à la bienveillance est d’associer, à la lumière des neurosciences, des évidences existentielles et comportementales qui n’ont a priori aucun rapport entre elles. L’objectif est de porter un regard innovant sur notre manière de nous comporter avec nous-même, avec l’autre et avec le monde.

Lorsque l’aspect théorique de la formation à la bienveillance, en particulier sur ses aspects contagieux et irrésistible, sera démontré, surgiront alors les questions sur sa mise en œuvre pratique. Cela sera traité dans une 2ème partie.

Pour démontrer la théorie, il suffit d’associer quelques évidences existentielles à quelques récentes découvertes des neurosciences. Il est d’ailleurs possible de démontrer cette théorie par le bon sens logique comme de réfuter son contraire par l’absurde.

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Please, be my Getz

isaac getz (2)J’ai assisté à la conférence d’Isaac Getz ce matin à Chateaubriand. Rentré le matin même des Etats-Unis, il fait 3 heures de route sans avoir récupéré ses bagages pour donner une conférence un samedi matin.

D’ailleurs, il nous fait gentiment remarquer que le samedi matin est plus propice au repos. Ne pouvant parler longtemps avec lui à l’issue de la conférence, je lui demande quand même l’autorisation d’utiliser son nom pour faire un bienveillant jeu de mots entre Getz et Guest.

« Please, be my Getz » pourrait donc se traduire par « S’il te plait, sois mon Getz » et « Please, be my Guest » par « Je t’en prie, sois le bienvenu. » Ces deux possibilités ne sont pas sans rapport si l’on considère la qualité de présence d’un M. Getz dans chaque entreprise.

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Les petits trucs de la bienveillance (2)

Rz_33Dans la série des petits trucs utiles et efficaces pour pratiquer la bienveillance, examinons aujourd’hui : Pourquoi laisser notre interlocuteur aller au bout de son idée sans lui couper la parole ? Dans la prise de parole comment privilégier la spontanéité sur le calcul ? Etre bienveillant avec soi-même, comment se débarrasser facilement d’un TOC ?

Mieux vaut prévenir que guérir ! Cet adage a toute sa place dans l’entreprise, en particulier lorsqu’on considère le coût des RPS. Construire les conditions pour reconnaître et désamorcer un possible stress en nous ou un possible conflit avec l’autre coûtera moins cher en efforts et en temps qu’avoir à les traiter s’ils sont déjà installés.

Voici trois techniques simples à mettre en œuvre qui désamorceront un éventuel stress ou d’éventuelles incompréhensions dans la relation professionnelle. Afin de pacifier la
relation que nous entretenons avec nous-même et avec l’autre.

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Le temps de la bienveillance est enfin arrivé

image003Prendre le temps de la bienveillance commence par prendre le temps d’en parler.

Ce sera bientôt chose faite les jeudi 19 et vendredi 20 mars prochains à Bordeaux, en compagnie de 3 intervenants de qualité et militants de la bienveillance de la 1ère heure : Juliette Tournand, Olivier Lajous et Franck Martin.

Le sujet abordé : « Pourquoi prendre le temps de la bienveillance ? Parce que c’est rentable pour l’entreprise. »

La qualité intrinsèque de la bienveillance est son immense pouvoir de suggestion, qui agit autant silencieusement qu’irrésistiblement. La bienveillance est toujours efficace, quel que soit l’environnement.

Dans le monde de l’entreprise, elle peut avoir besoin d’objectifs de résultats ou de retours sur investissements pour être enfin proposée, mais, soyons rassurés, notre interlocuteur serait quand même très bien informé de notre bienveillance si elle était spontanée !

Mon bonheur est intimement lié au bonheur de mon collègue, de mon client ou de mon fournisseur, et vouloir son bien-être me permet de l’obtenir aussi. Alors, pourquoi prendre le temps de la bienveillance ? Parce qu’il est temps de l’installer durablement, tout simplement.

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2015, année de la bienveillance dans l’entreprise

bienveillance_cforQuel que soit le chemin emprunté pour parvenir à la bienveillance, il sera le bon. Peut-être avons-nous la bienveillance chevillée au corps depuis toujours. Ou, après de multiples expériences, réalisons-nous la vanité du conflit. A la lecture des progrès des neurosciences, nous avons compris la neuroplasticité de notre cerveau et le pouvoir révolutionnaire du changement.

Nous sommes tentés, en cette période de bonnes résolutions, de prendre l’engagement d’installer la bienveillance en nous et dans notre entreprise ou notre service. Alors comment s’y tenir ? Si les fêtes de fin d’année sont synonymes de bonnes résolution, sans engagement réel de notre part nous reproduirons éternellement les mêmes schémas.

Mon cerveau, un meilleur ennemi qui ne s’use que si je ne m’en sers pas,

« Nos esprits sont tout ce que nous avons. Ils sont tout ce que nous avons jamais eu. Et ils sont tout ce que nous pouvons offrir aux autres … Chaque expérience que nous avons déjà eue a été façonnée par notre esprit. Chaque relation n’est bonne ni mauvaise que par l’implication de notre esprit. » Sam Harris

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