La révolution française de la bienveillance, en Europe pour le monde

revolution_francaise1Des 3 mots de notre devise héritée de la Révolution Française, « Liberté, Égalité, Fraternité », le 3ème est le socle sur lequel se construira le phare européen de la nouvelle humanité.

La fraternité est reconnaître l’autre comme un frère, et la bienveillance est la bonne attitude pour passer à l’acte.

Sri Aurobindo fut d’abord un révolutionnaire militant pour l’indépendance de l’Inde. Il vécut ensuite des expériences spirituelles profondes et s’isola à Pondichéry, comptoir français de l’Inde du Sud, où il expérimenta un nouveau Yoga, préparant la venue du nouvel homme. Il fut un des plus grands sages de l’Inde contemporaine. Voici un extrait de son analyse de la Révolution Française.

« La première nécessité est la discipline de la fraternité, l’organisation de la fraternité ; car sans l’esprit, sans la pratique de la fraternité, la liberté et l’égalité ne peuvent durer plus d’une saison. Les français ignoraient cette vérité pratique. Ils firent de la liberté la base, de la fraternité la superstructure. Le triangle reposait sur son sommet. Leur imagination était encore trop sous l’influence de la Grèce et de Rome, et ils n’admettaient qu’en théorie le principe chrétien et asiatique de fraternité. C’est sur cette connaissance qu’ils bâtirent ; mais le triangle devra être inversé, avant de pouvoir trouver une assise permanente. »

Jacques Chirac lui répond 70 ans plus tard, lors de son discours à Vigyan Bhavan, à New Delhi le 25 janvier 1998, à l’occasion des 50 ans de l’indépendance de l’Inde. « L’Inde et la France, ce sont deux destins dans l’histoire. Chacune suivant sa voie, L’Inde et la France ont fait vivre et grandir ces valeurs universelles : la justice, la liberté, l’égalité, la fraternité. Ces mêmes principes qui fondent la République française et qui figurent dans votre constitution.  Être partenaires, n’est ce pas d’abord inventer ensemble l’avenir, par la force de notre imagination, par notre capacité à innover, par notre volonté de nous enrichir de nos différences et de nos expériences ? »

L’imagination, l’innovation et la volonté.

shaw2L’imagination : Le genre humain ne contient qu’un faible pourcentage d’individus dont l’essence et le but sont méchanceté et malveillance gratuites. 5% seulement d’humains ne vivent que pour détruire et saboter systématiquement, sans autre raison que leur propre nature existentielle. Ces individus, qui se retrouvent dans toutes les strates sociales, sont des erreurs, des exceptions qui n’existent que pour confirmer une règle générale, par ailleurs très auspicieuse. Cependant, lorsqu’ils se retrouvent aux commandes d’importants groupes financiers, industriels ou pharmaceutiques, ils sont d’un immense pouvoir de nuisance et de destruction.

Une sinusoïde existe avec deux amplitudes, l’une positive et l’autre négative. Un aspect existe nécessairement avec son contraire. Ces 5% d’humains malveillants sont la lie, les derniers cas d’une humanité ancienne, qui tardent à disparaitre définitivement.

Ces scories d’un autre âge, ces dernières personnes foncièrement mauvaises et manipulatoires, n’existent toujours sur Terre que pour donner toute son importance à l’immense majorité des individus bien intentionnés, bienveillants et empathiques. Ces 95% de personnes bienveillantes constituent la véritable humanité, celle que nous rencontrons tous les jours dans notre famille et dans notre travail, au club de sport ou en vacances, toutes ces personnes que nous croisons quotidiennement, que nous les connaissions ou pas.

Les théories psychanalytiques concernant l’évolution d’un jeune enfant témoignent aussi. A la naissance, celui-ci est pur, exempt de mauvaise intention, il se construit par mimétisme en buvant comme du petit lait tous les comportements observés, puis en les reproduisant. Mieux, il sera empreint d’une telle envie d’être aimé, de plaire et de bien agir, qu’il s’appropriera une éventuelle souffrance de ses parents en construisant dans son inconscient des programmes limitants de loyauté dont il aura à se débarrasser plus tard.

cage_by_parablevLes expériences des éducateurs de rue, des gardiens de prison, des thérapeutes, attestent à leur tour des bonnes intention et volonté de tous ces jeunes et moins jeunes. Ceux-là souffrent de ne pouvoir se défaire de comportements automatiques et addictifs qui les poussent à être agressifs. Pourtant, ils ne font qu’obéir à des programmes inconscients dont ils ne peuvent se débarrasser, tant ces derniers sont ancrés durablement et profondément dans l’inconscient.

Bien sûr, dans ces 95% des personnes appartenant à la courbe ascendante, tous n’ont pas le même état de conscience et ne se caractérisent pas par des comportements similaires. Dans cette affaire, la bonne nouvelle pourrait être, si rien n’existe sans son contraire, qu’une petite partie de ces 95% pourrait d’ores et déjà être occupée à préparer un nouveau chemin, une nouvelle voie d’existence et de comportement pour l’humanité. La France a tout son rôle dans cette affaire, elle a déjà préparé le terrain avec la révolution de 1789. La prochaine révolution sera spirituelle, et elle peut elle aussi jaillir de France.

Imaginons 5% de personnes pures et altruistes, en avance sur leur temps mais anachroniques tout de même, nullement concernées et n’intervenant en rien dans les histoires humaines, politiques, sociales ou autres, travaillant dans l’ombre à l’avènement d’une nouvelle race humaine super bienveillante. 5% de ces êtres afin d’équilibrer les 5% de salauds restants : nous avons un compte juste.

Une réalité existe t’elle parce que nous l’imaginons ? Ou imaginons-nous une autre réalité parce qu’elle existe déjà ?

L’innovation : Il reste 90% d’êtres humains vraiment humains, comme vous et moi, cherchant à se dépatouiller de ses programmes limitants tout en essayant de faire du mieux possible malgré toutes ces entraves existentielles et conceptuelles. Malgré ces atavismes de religion, de communauté ou de pays, de race, de condition sociale, de sexe, etc.

Imaginons que ces 90% de personnes, soit quasiment toute l’humanité, ont pour clair objectif de vivre en bonne harmonie avec autrui, en respectant ses limites de liberté, tant qu’autrui est occupé aux mêmes affaires. Protéger son clan, faire évoluer l’humanité tranquillement sans trop bousculer les conventions. Les conflits qui opposent ces hommes n’ont plus pour origine la nature obsolète de méchanceté caractéristique des 5% de rebut, mais leur identification à tous ces objets matériels ou conceptuels qui les entourent comme des biens personnels. Que ces objets soient un pays, une langue, un village, une voiture, un portefeuille d’action, un boulot, un partenaire ou un enfant, un corps, etc.

Tout objet pris dans ce sens est tout ce qui, chez une personne en tant que sujet, n’est pas intrinsèquement lui et peut donc être appelé sien : mon pays, ma femme, mon mari, ma voiture, mon job, etc. Ou bien encore : mon corps, mes pensées, mes sentiments, mes émotions, mes envies, mes besoins, mes habitudes, etc.

Tout ce que je qualifie de mien n’est pas moi, puisque cela m’appartient. Un objet ne peut femme-dans-cageêtre en même temps le sujet qui le possède. En éliminant tout ce que je qualifie de mien, j’aurai la possibilité d’accéder à ce que je suis véritablement.

Ainsi, tout le monde a sans doute un a priori de bienveillance envers l’autre, nous sommes tous a priori bien intentionnés à l’encontre de notre voisin, tant qu’il nous laisse vivre notre vie de notre manière. Nous avons tous d’excellentes raisons d’agir comme nous le faisons puisque nos goûts, besoins et aspirations sont différents. Nos objets d’identification et de possession sont personnels et caractéristiques de nos cultures et traditions, et sont différents de ceux de notre voisin.

Pourtant nous vivons à chaque instant dans une grande violence, une grande compétition, et dans un grand déni de l’autre. Or, si cette compétition n’est pas seulement la conséquence des dévoiements de ces 5% de salauds qui dirigent et influencent peu ou prou le monde, elle est peut-être une conséquence de cette nature égocentrique qui ramène tout à soi, qui fait de tout une affaire personnelle, du plaisir comme de l’épreuve.

Cette nature centripète qui compartimente le monde et les autres en objets, dès lors que le sujet s’illusionne d’en être séparé, est la principale gangrène existentielle humaine.

Quelle mesure prendre pour innover une autre manière de nous comporter avec l’autre, qui n’est pas un objet mais est un autre moi-même ? Quel processus humain de réconciliation massive pouvons-nous utiliser pour se rapprocher de chacune de ces personnes croisées à longueur de journée et de vie ? Quel outil de démystification puissant pouvons-nous utiliser pour reconnaitre avec sourire, voire éclat de rire, que nous nous sommes trompés depuis si longtemps, en réalité depuis toujours, à prendre l’autre pour un objet, donc un ennemi, tout simplement car ses thèmes d’identification et d’appropriation sont différents des nôtres ?

La volonté : Nous pourrions d’abord décider individuellement de replacer tous ces objets énumérés plus haut à leur juste et sensée place d’objet, de ces pensées qui jaillissent en nous, qui en réalité ne nous appartiennent pas, dont seule la succession donne l’illusion qu’il y a quelqu’un qui pense, jusqu’à cette voiture garée dehors. Si nous nous débarrassons de tous ces objets d’identification et d’appropriation, d’abord fugitivement, comme un jeu ou une nouvelle expérience, puis, devant le confort et la liberté qu’elle procure, de manière plus régulière tout au long de la journée, seuls resteront les sujets.

Il se trouverait alors naturellement certains moments de synchronicités, qui verraient 2 personnes exactement en train d’être occupées à ce nouveau jeu de dés-identification en même temps, quels que soient le lieu et le moment. Ces deux personnes pourraient alors facilement se reconnaître l’une l’autre comme sujet, le même sujet, puisqu’elles n’auraient plus aucun objet capable de les divertir de ce qu’elles sont véritablement. Se recentrer sur le sujet que je suis, qui n’est autre que le sujet que l’autre est, exactement semblable à moi tout simplement parce qu’il est identique dans sa nature et dans son essence.

Cette démarche existentielle en même temps qu’inédit mécanisme comportemental : c’est l’a priori de la bienveillance, accompagnée de son pouvoir neutralisant ! La France est prête pour cette révolution comportementale !

On se dira peut-être : Ouah, ça va être compliqué tout ça ! La bienveillance, je ne sais pas comment ça marche ! Ou encore : pourquoi moi ? Pourquoi serait-ce à moi de faire le 1er pas ? Que l’autre soit d’abord bienveillant envers moi, et je le serai à mon tour envers lui. Ou encore : Quel intérêt d’être bienveillant ? J’ai bien assez de soucis avec tous mes problèmes quotidiens, de boulot, d’argent, des traites de voiture et des études des enfants, etc.

Pour répondre à toutes ces questions, une seule question en retour :

know-ureself-firstDans cette proportion des 90% dans laquelle nous nous situons, qui sera la plus désespérément triste de ces deux personnes ? Celle qui a commis un acte répréhensible et définitif envers l’autre ou celle qui l’a subi ?

Alors voici la clef de la réussite, à la fois sur le plan de la compréhension du mécanisme et de son irrésistibilité.

  • Nous appartenons vous et moi à ces 90% de population naturellement empathique, puisque vous et moi nous préoccupons de faire avancer les choses
  • Nous possédons tous cet a priori de bienveillance envers l’autre mais nous attendons en vain qu’il fasse le 1er pas
  • Nous sommes gênés lorsque l’autre nous témoigne de l’empathie et que nous nous sommes emportés contre lui trop rapidement
  • En réalité notre gêne est directement proportionnelle à notre capacité de bienveillance, comme une ressource que nous connaissons en nous mais que nous refusons d’utiliser
  • Nous connaissons l’aspect irrésistible de la bienveillance grâce aux neurones miroirs de notre cerveau neurosocial

Alors, en chaque instant, agissons le 1er et témoignons de notre bienveillance envers l’autre. Le processus est d’une simplicité extrême, voire déconcertante. Il demande juste une vigilance et une (bonne) volonté de chaque instant, car l’absence d’attention de ce que nous sommes et de ce que nous vivons nous fait retomber instantanément dans nos mécanismes automatiques d’identification et de souffrance.

« Le monde connait trois sortes de révolution. Les révolutions matérielles ont de puissants résultats ; les révolutions morales et intellectuelles sont infiniment plus vastes dans leur horizon et plus riches dans leurs fruits ; mais les révolutions spirituelles sont les grandes semailles. » Sri Aurobindo dans « La Révolution française. »

Auroville, le 30/10/2016

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La bienveillance sous forme de conférence

Cette conférence est un résumé d’une formation originale créée et animée par Denis Capdeville sur le thème de la bienveillance et des innovations comportementales en entreprise. Disponible aussi en anglais.

 

 

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La bienveillance ou l’harmonie dans le management chez les dirigeants indiens

Le dimanche 26 mars dernier, j’assistais au séminaire «Harmonie dans le Management», organisé par le SACAR à Pondichéry, Inde du Sud. Il est étonnant de constater que la bienveillance dans les relations professionnelles est une préoccupation majeure des élites intellectuelles de pays non occidentaux, et que, bien plus encore, elle s’inscrit dans des enseignements de sages qui ont profondément marqué leur pays. Pour information à nos dirigeants, ce séminaire a commencé par une méditation de l’ensemble des participants.

Ce billet est une libre traduction de l’article publié le 26 mars 2016 par un confrère et ami, Mr Ashok Bhatia.

Les quatre piliers d’un Management Intégral selon l’enseignement de Sri Aurobindo sont : Sagesse, Pouvoir, Harmonie et Perfection. Parmi ceux-ci, Harmonie est un facteur clé pour les PDG et les chefs d’entreprise en vue d’atteindre leurs objectifs.

Un manager peut améliorer son efficacité en veillant d’abord à l’harmonie et à l’équilibre en lui-même, entre ses pensées et ses actions.

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La bienveillance commence par la pensée

aneNoël est une fête planétaire que s’approprient 7,5 milliards d’êtres humains. Durant cette période, même les conflits séculaires cessent quelques heures. Partout dans le monde, tous attendent cette date pour faire taire leurs griefs, les rendant instantanément insensés.

Si les raisons d’un conflit sont suffisamment importantes pour justifier une guerre et des morts, en quoi Noël les rend-elles caduques ? Si Noël a le pouvoir d’opérer une trêve dans un conflit qui dure parfois depuis des années, en quoi ce dernier est-il justifié ? Nous passons de la haine à l’amour puis revenons à la haine comme si nous changions de vêtements. Le comportement humain est-il aussi caricatural ?

Nous croisons souvent des personnes sincèrement étonnées que les gens – bien entendu, nous sommes « les gens » – soient si égoïstes entre eux. Elles se demandent honnêtement pourquoi nous ne parvenons pas à nous entendre entre nous, comment il se fait que chaque rencontre entre deux personnes soit si souvent vectrice d’affrontements et de souffrances.

C’est ignorer que l’égo, comme le cerveau, est à la fois la cause et le moyen. La cause de l’affrontement car l’unique raison de son existence est le fossé qui (apparemment) existe entre lui et tout ce qui n’est pas lui, en particulier n’importe qui d’autre. Le moyen car la compréhension de son fonctionnement invite au rapprochement vers n’importe quel autre en particulier et tous les autres en général.

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Formation : « Bienveillance et innovations comportementales », la 1ère étape est moi-même

birdsUne lutte fratricide et millénaire prend place en chacun de nous : F.B.I. vs C.I.A., ou la lutte pour le contrôle de la sécurité (et/ou de la satisfaction) intérieure. Dans ce contexte, la pratique de la bienveillance au quotidien est l’arbitrage intérieur entre notre Faculté de Bienveillance Intuitive et nos Comportements Inconscients Automatiques.

Cette dualité est réelle puisque 80% de nos 60 000 pensées quotidiennes sont identiques à la veille. Nous sommes sans cesse ballotés entre ces 2 options, et il est vraisemblable que quel que soit notre état de progression sur un chemin d’épanouissement personnel, nous continuerons jusqu’au bout d’être sollicité par nos programmes automatiques ou par de nouvelles possibilités existentielles et comportementales. Jusqu’à ce que nous remplacions les premiers par les seconds et que ceux-ci deviennent à leur tour automatiques.

D’un côté, nous pouvons ne nous préoccuper ni de nos pensées ni de nos actes, nous laisser vivre par nos pulsions habituelles et être vécus par notre réalité intérieure, arguer que nous avons toujours été comme cela, que même nos parents l’étaient avant nous. Ou nous pouvons casser le mythe de l’irréversibilité génétique, comprendre enfin que nos actes et notre environnement déterminent notre ADN et non le contraire. Nous pouvons alors vivre pleinement conscient de ce qui se passe en nous, tenter de corriger certaines tendances si d’aventure elles ne correspondent pas ou plus à notre état de conscience, ou à l’évolution de la société, ou si les mêmes situations se répètent quelles que soient les personnes que nous rencontrons, ou si cela occasionne souffrance en nous. Continuer la lecture

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Bienveillance, pensées et ligne du temps

DSC00177La pratique quotidienne de la bienveillance nous offre l’opportunité d’identifier nos programmes car elle dilate le temps séparant l’apparition d’un élément déclencheur de notre réaction.

Si nous sommes parvenus à créer et nous entourer d’un environnement professionnel bienveillant, les éléments déclencheurs propres à nous perturber restent légions. Ils peuvent être de nature réelle et/ou physique, ou simplement imaginaire, ce qui revient au même dans les effets.

L’élément déclencheur peut être une image qui apparait dans notre champ de vision, une musique que nous entendons, un parfum, un goût, une sensation physique. Nos sens par lesquels entrent les informations de notre environnement sont autant de portes par lesquelles des éléments déclencheurs vont activer des souvenirs, des émotions et des croyances. Parmi ces 5 sens, la vision est prééminente sur les autres et possède donc déjà la possibilité de nous confusionner. La 1ère croyance à laquelle personne n’échappe établit que ce que nous voyons a plus d’importance que ce que nous entendons.

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La démonstration de la bienveillance (2)

jesuisL’adhésion au principe de la bienveillance en entreprise est quasiment unanime, en particulier dans ses aspects contagieux et irrésistible. Reste à traiter les questions pratiques de sa mise en œuvre, car la bienveillance est bien une histoire de pratique.

Les formations à la bienveillance laissent un impact remarquable dans les groupes de travail. Il y a un avant et un après. Un vent de fraicheur souffle chez les participants, tous s’accordent sur l’enthousiasme et l’envie de bien faire qui naissent à l’issue du séminaire, de la journée de formation ou de l’atelier. Néanmoins, lorsqu’on revient quelques semaines plus tard, beaucoup témoignent de manque de constance, d’absence de pérennité dans les changements. Les vieux comportements ont la vie dure.

On me demande s’il est possible d’en terminer définitivement avec certains comportements limitants ou mauvaises habitudes. L’expérience montre que rien ne se perd, que des habitudes que l’on a nourries pendant longtemps laissent des traces au fond de nous, n’attendant qu’une baisse de vigilance de notre part pour rejaillir de nouveau. Sans parler des atavismes de lutte et de méfiance envers l’autre qui couvent continuellement en nous, héritages des réflexes des premiers humains qui vivaient dans des environnements naturels hostiles.

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La démonstration de la bienveillance (1)

crapaud_rieurLors des formations à la bienveillance en entreprise, l’adhésion à son principe est quasiment unanime. Même s’il m’a été récemment, peut-être légitimement, répondu que l’entreprise n’a pas vocation à créer l’amitié et/ou résoudre les carences affectives ou sociales des individus. Ensuite, lorsque la théorie est acquise, c’est en travaillant sur sa mise en œuvre avec les groupes que les questions concrètes se posent.

Le principe théorique de la formation à la bienveillance est d’associer, à la lumière des neurosciences, des évidences existentielles et comportementales qui n’ont a priori aucun rapport entre elles. L’objectif est de porter un regard innovant sur notre manière de nous comporter avec nous-même, avec l’autre et avec le monde.

Lorsque l’aspect théorique de la formation à la bienveillance, en particulier sur ses aspects contagieux et irrésistible, sera démontré, surgiront alors les questions sur sa mise en œuvre pratique. Cela sera traité dans une 2ème partie.

Pour démontrer la théorie, il suffit d’associer quelques évidences existentielles à quelques récentes découvertes des neurosciences. Il est d’ailleurs possible de démontrer cette théorie par le bon sens logique comme de réfuter son contraire par l’absurde.

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Please, be my Getz

isaac getz (2)J’ai assisté à la conférence d’Isaac Getz ce matin à Chateaubriand. Rentré le matin même des Etats-Unis, il fait 3 heures de route sans avoir récupéré ses bagages pour donner une conférence un samedi matin.

D’ailleurs, il nous fait gentiment remarquer que le samedi matin est plus propice au repos. Ne pouvant parler longtemps avec lui à l’issue de la conférence, je lui demande quand même l’autorisation d’utiliser son nom pour faire un bienveillant jeu de mots entre Getz et Guest.

« Please, be my Getz » pourrait donc se traduire par « S’il te plait, sois mon Getz » et « Please, be my Guest » par « Je t’en prie, sois le bienvenu. » Ces deux possibilités ne sont pas sans rapport si l’on considère la qualité de présence d’un M. Getz dans chaque entreprise.

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Les petits trucs de la bienveillance (2)

Rz_33Dans la série des petits trucs utiles et efficaces pour pratiquer la bienveillance, examinons aujourd’hui : Pourquoi laisser notre interlocuteur aller au bout de son idée sans lui couper la parole ? Dans la prise de parole comment privilégier la spontanéité sur le calcul ? Etre bienveillant avec soi-même, comment se débarrasser facilement d’un TOC ?

Mieux vaut prévenir que guérir ! Cet adage a toute sa place dans l’entreprise, en particulier lorsqu’on considère le coût des RPS. Construire les conditions pour reconnaître et désamorcer un possible stress en nous ou un possible conflit avec l’autre coûtera moins cher en efforts et en temps qu’avoir à les traiter s’ils sont déjà installés.

Voici trois techniques simples à mettre en œuvre qui désamorceront un éventuel stress ou d’éventuelles incompréhensions dans la relation professionnelle. Afin de pacifier la
relation que nous entretenons avec nous-même et avec l’autre.

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