La création contre la réaction

Rz_1bQuelle différence y a-t’il entre répondre et réagir ? Bien que la distinction semble être juste sémantique, son impact dans notre vie peut être énorme, car la réaction est un comportement instinctif provenant du cerveau reptilien, alors que la réponse est un choix conscient impliquant le néocortex, notre cerveau le plus évolué.

Si quoi que ce soit se produit dans notre environnement qui s’apparente à une menace pour nous, allant de quelqu’un qui nous coupe la route à un collègue qui nous adresse une critique, notre cerveau reptilien s’active automatiquement en mode lutte ou fuite. Il y a des millions d’années, c’était sans doute une réaction utile pour rester vivant.

Toutefois, dans notre monde actuel, cela arrive beaucoup trop souvent. Dès que nous sommes sous pression, inquiet, irrité ou déçu, ces mêmes mécanismes s’activent, dans lesquels nous nous sentons lamentable, et qui à la longue conduisent à l’anxiété voire à la dépression. Ces comportements sont également déplorables pour notre santé physique, car un stress chronique contribue à l’affaiblissement du système immunitaire et augmente le risque d’infarctus et d’AVC*.

Au sein de l’entreprise, nous pouvons être fréquemment témoin de réactions instinctives du cerveau reptilien, en nous ou en l’autre. Si la relation client/fournisseur, collègue ou hiérarchie est synonyme de lutte ou de fuite, elle peut être indéfiniment source de réaction. Or la réaction représente un genre totalement démodé de comportement. Nous ne sommes plus à l’époque de la préhistoire et cette réaction à l’altérité est totalement anachronique.

Pourtant, même si notre survie n’est plus engagée dans le rapport que nous entretenons avec un collègue, un client ou un supérieur hiérarchique, nous restons fréquemment dans la réaction. Nous ne sommes pas suffisamment attentifs à notre chimie interne, nous n’identifions pas suffisamment vite les éléments déclencheurs qui président à son apparition. Le même cocktail de peptides se diffuse à l’intérieur de l’organisme pour donner naissance au même comportement. Plus tard, nous nous fustigeons de nous être encore mis en colère si vite.

La 1ère bonne nouvelle est que nous avons parcouru du chemin depuis la préhistoire et qu’il n’y a plus guère de risque qu’un tigre aux dents de sabre nous saute dessus par derrière, même dans l’entreprise. La seconde est qu’en plus du cerveau reptilien, nous avons acquis un cerveau limbique, siège des émotions, et surtout un néocortex, siège de la pensée créatrice et de l’apprentissage.

Dès lors, pour chaque situation, d’autres possibilités d’émotion et de création existent concomitamment à la réaction. Il suffit simplement de le savoir, puis de s’observer, d’en être témoin. Ensuite, quelques techniques simples et rapides existent pour privilégier l’une sur l’autre.

Nous pouvons décider de vivre avec notre temps et de privilégier tel ou tel cerveau. La bienveillance s’inscrit naturellement dans la possibilité de créer une nouvelle relation avec nos collègues, un nouveau paradigme dans le monde du travail.

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