Questions / réponses sur la bienveillance

Suite à une mauvaise manipulation de wordpress, je n’ai pu répondre directement à ces deux questions car je n’avais pas les coordonnées des personnes. J’y réponds donc aujourd’hui.

De : D. H., le 19/11/2014
Sujet : La bienveillance dans une « grande » entreprise

Bonjour
J’ai pratiqué la sincérité et l’empathie en entreprise (je suis formée à la Communication Non Violente, à la Médiation en entreprise), j’ai été bienveillante (au sens commun du terme). Ça fonctionne avec mes collègues mais de moins en moins quand je montais dans la hiérarchie. Comment voulez-vous que cela fonctionne quand vos responsables (directeurs) pratiquent un management « coup de poing sur la table », quand il est interdit de parler des problèmes et quand les directeurs sont entre eux comme une meute de loup ?
Est-ce que la bienveillance en entreprise telle que vous la pratiquez à des limites et quelles sont-elles ?
Précision : mon entreprise a un effectif > 2000 personnes. Peut-être que la culture d’une TPE/PME/TPI se prête mieux à la bienveillance (?)
Merci

Bonjour D.H., merci de votre témoignage.

Il est parfois décourageant d’être engagé dans une démarche de bienveillance et de constater l’inertie, voire la mauvaise volonté, de certaines équipes dirigeantes qui restent cristallisées dans des anachronismes ou supposées zones de confort comportementales. La bienveillance, en proposant un nouveau genre de relation, non seulement bouscule beaucoup d’idées préconçues sur la gentillesse et l’empathie, mais porte également dans notre organisme deux antagonismes à se frictionner. D’une part, notre empathie naturelle, ce désir de rendre l’autre heureux, auxquels nous invitent sans relâche notre intelligence relationnelle et nos neurones miroirs. D’autre part cette compétitivité et cette égotisme sans but ni borne, que nous propose la société, qu’elle porte aux nues comme l’accomplissement ultime de la personnalité. C’est dire la lutte qui s’empare à chaque instant de notre cerveau, notre cœur, et notre corps qui en subit les conséquences en termes de stress, de contrariétés, de somatisation, etc.

C’est pourquoi la formation à la bienveillance est d’abord destinée aux équipes dirigeantes. Parce qu’elles ont un nécessaire devoir d’exemplarité et parce que la bienveillance est beaucoup plus facile à installer si elle est proposée comme pratique managériale.

Pour votre dernière question, rassurez-vous, de grosses entreprises pratiquent aussi la bienveillance, elle n’est pas uniquement destinée aux TPE/PME. La bienveillance n’a ni seuil ni limite.

Bonne journée.

De : J. D. M. le 14/11/2014
Sujet : recherche universitaire

Bonjour, je réalise un projet de mémoire de master II en sciences de gestion et je m’intéresse aux travaux sur la bienveillance en entreprise. Pourriez-vous me communiquer quelques références d’ouvrages ou d’articles universitaires sur le sujet ? Par avance, merci.

Bonjour J.D., les articles du blog sont issus de veille ainsi que de rebonds sur l’actualité. Il n’existe pas, à proprement parler et à ma connaissance, d’ouvrages de référence ou d’articles universitaires sur la bienveillance, qui reste une qualité. Lorsque cette qualité nous est naturelle, soit qu’elle était déjà intrinsèque ou qu’elle résulte d’une compréhension des comportements humains, en particulier de la propension du conflit de toujours s’alimenter lui-même, elle  s’incarne dans une manière de se comporter quotidiennement. Si vous le souhaitez, je serai ravi d’en parler de vive voix avec vous et de vous donner quelques pistes pour votre thèse.

Cordialement,

Ce contenu a été publié dans Entreprise, avec comme mot(s)-clé(s) , , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.