Des entreprises et des hommes, …. et de la bienveillance

IMG_20111217_033608L’émission « Des entreprises et des hommes » du blog Contribution libre nous livre une vidéo fort intéressante sur le thème : « En quoi les neurosciences répondent-elles aux enjeux des entreprises aujourd’hui ? » avec l’interview de Pascal Jouxtel.

Bien que le mot bienveillance n’y soit pas directement prononcé, l’interview entière le contient en filigrane, comme possibilité. En effet, par la double bonne qualité de sa nature et de sa surprise, la bienveillance crée de facto les nouvelles connexions synaptiques indispensables au cerveau de l’individu comme au cœur de l’entreprise, initiant les changements chez les deux.

Pascal Jouxtel nous explique que « les neurosciences sont le lien entre le fonctionnement chimique de notre cerveau et ce que nous percevons du monde ainsi que la manière dont nous entrons en relation les uns avec les autres. » Aujourd’hui, il est désormais possible, grâce à des outils comme l’IRMF, d’observer en temps réel les modifications de notre cerveau lors d’expériences comme le plaisir ou la peur, la joie ou le stress, la confiance en soi et l’apprentissage, etc. Bien entendu, certaines de ces expériences s’accompagnent parfois aussi de changements émotionnels ou physiques.

La bienveillance possède deux bonnes qualités : sa nature et sa surprise. Sa nature la rend totalement bénéfique non seulement pour celui à qui elle s’adresse mais presque davantage pour celui qui la manifeste. La bienveillance ne se contente pas de pacifier la relation, elle procure à celui qui en fait preuve un sentiment de joie, d’authenticité et de bien-être qui change instantanément et positivement la qualité des ondes cérébrales de son cerveau, en agissant sur leur fréquence et leur amplitude.

La surprise de la bienveillance agit en même temps sur les cerveaux des individus et sur le cœur des entreprises par son aspect incongru et original. Le conflit alimente le conflit dans des proportions insoupçonnées, visibles et invisibles, car il est le moyen traditionnel voire normal de répondre à l’autre dans tout type de relation. Or la bienveillance propose un modèle totalement nouveau, donc surprenant, de gérer la relation humaine. De sorte que nos informations cérébrales, habituellement toujours sollicitées d’emprunter les mêmes connexions synaptiques, validant les mêmes habitudes réactives, vont pouvoir elles aussi emprunter d’autres voies. Ces nouvelles voies vont à leur tour créer de nouveaux schémas de réactions positives, régénérant en quelque sorte notre cerveau en lui proposant d’autres modèles.

Gardons toujours à l’esprit que notre patrimoine neuronal est constitué de centaines de milliards de neurones, dont la plupart restent en réserve en attendant d’être sollicités. Pour quelle raison utiliser toujours les mêmes neurones et les mêmes connexions qui conduisent toujours aux mêmes comportements ?

Les données qualitatives du bien-être au travail sont un enjeu majeur de la pérennité de nos entreprises, car elles déterminent l’engagement et le turnover du salarié, ainsi que la prévention des risques psychosociaux. Ces derniers jours fut lancée la campagne européenne 2014-2015 intitulée : «Les risques psychosociaux: mieux prévenir pour mieux travailler

« Aujourd’hui où on est en train de refondre le management et le leadership », nous rappelle Pascal Jouxtel. Alors inventons ce nouveau leadership et soyons les premiers à être bienveillants !

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