La bienveillance, oui ! Mais avec quelle fréquence ?

Rz_63 De jour comme de nuit, notre cerveau produit des ondes, dont la fréquence dépend de son activité. Dans la journée, notre cerveau produit la plupart du temps des ondes bêta de basse à haute fréquence, de 13 à 50 Hz*. Alors quelle est la bonne fréquence pour la bienveillance ?

Les ondes bêta de basse fréquence, 13 à 15 Hz, résultent d’états de vigilance tranquille, entrecoupées de quelques rêveries. Dans notre activité professionnelle, comme dans une activité nécessitant une vigilance soutenue mais apaisée, comme l’apprentissage, la pensée analytique, la recherche, nous sommes généralement dans des ondes bêta de fréquences moyennes, de 15 à 22 Hz, avec parfois des pointes dans les ondes bêta de hautes fréquences, jusqu’à 50 Hz, pour faire face à une situation particulière.

Lorsque nous sommes soumis au stress, la fréquence des ondes passe en mode bêta de haute fréquence, de 22 à 50 Hz. Comme nous le savons, le stress induit un état de vigilance accru et peut avoir son utilité pour gérer une situation ponctuelle compliquée, extrême, voire de danger. Néanmoins, un maintien du cerveau dans cette haute fréquence active de nombreuses fonctions en même temps, qui ont des répercussions sur les plans émotionnel et physique. A la longue, cela peut créer des dysfonctionnements. Dans ce cas, « l’esprit est trop exacerbé et le corps trop stimulé pour qu’il y ait même un semblant d’ordre (page 208 du livre cité). »

Des situations récurrentes de conflit professionnel nous maintiennent en mode bêta de haute fréquence, non seulement sur notre lieu de travail mais avant et après. Ces situations génèrent des amalgames spontanés entre ce que nous nous rappelons et ce que nous anticipons. Comme nous l’avons vu, le cerveau ne fait pas la différence entre ce qu’il voit et ce qu’il se souvient avoir vu ou ce qu’il imagine**. Il nous suffit, chez nous à table avec notre famille, de nous souvenir de l’incident du matin à notre bureau pour le revivre, se reconnecter instantanément au même schéma de stress et vivre les mêmes émotions.

Concrètement, pourrions-nous dire d’instant en instant, et avec un peu de pratique, il nous est pourtant facile de connaître dans quelle fréquence d’ondes cérébrales nous nous trouvons. Lorsque nous sommes en mode bêta de moyenne fréquence, avec des percées occasionnelles dans les hautes fréquences, nous sommes connectés aux autres et à notre environnement avec discernement et joie, nous sommes féconds dans notre travail. La bienveillance a toute sa place dans ces moments.

En revanche, les passages, ou une existence permanente, en mode bêta de haute fréquence, s’accompagnent toujours de changements émotionnels (désir violent, tristesse, colère, etc.) et physiologiques (transpiration, accélération du rythme cardiaque, jambes qui flageolent, altération du sommeil, etc.) qui augmentent la confusion et rendent aléatoires nos réponses à la situation.

La bienveillance ne peut résulter d’un mode de fonctionnement en mode bêta de haute fréquence car l’individu est trop absorbé par ce qui se passe en lui ou par un danger extérieur pour se préoccuper d’autre chose.

Alors y a-t’ il une fréquence de la bienveillance ? Oui car elle ne peut s’installer que dans un environnement professionnel apaisé, dans lequel nous fonctionnons le plus souvent en mode bêta de moyenne fréquence. Et Oui, car si elle s’installe en permanence, on ne parlera plus alors de fréquence.

* D’autres fréquences existent, les ondes delta (de 0.5 à 4 Hz), thêta (4 à 8 Hz), alpha (8 à 13 Hz) et gamma (40 à 100 Hz), mais nous nous intéressons principalement aux ondes bêta pour ce post. Les données techniques de ce billet sont tirées du livre « Rompre avec soi-même … pour se créer de nouveau » du Dr Joe Dispenza, Ed. Ariane

**Post du 6 mars 2014

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