Le multitâches possible ou pas, mais avec bienveillance

Rz_36Le cerveau est-il multitâches et y a t-il des différences entre les hommes et les femmes ? Ce sujet a déjà été abordé dans un billet précédent, et les conclusions des études sont consensuelles. Nous pouvons exécuter plusieurs actions à la fois lorsqu’elles n’exigent pas une attention soutenue, comme parler en marchant par exemple.

Dès que nous devons nous concentrer sur deux tâches en même temps, cela devient plus difficile et nous sollicitons d’autres compétences de notre cerveau. Le cerveau possède une telle vélocité que cela entraîne parfois de la confusion. Pensons à l’œil qui traite un grand nombre d’images par seconde, ce qui donne au film ou au dessin animé son apparente continuité. Lorsque vous doublez un véhicule et que votre regard s’attarde un instant sur la jante de sa roue, vous surprendrez le dessin de la jante au moment où vous détournerez les yeux car l’instant sera plus rapide que le mouvement de la roue qui tourne.

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La formation de la bienveillance

Rz_PERS023Les travaux de Robert Kegan montrent que 70% des individus se situent dans la tranche des réactifs alors que 20% d’entre eux sont dans celle des créatifs*. Les réactifs sont des individus qui se sentent bien (ou pas) mais qui sont conditionnés par les normes sociétales. Les créatifs sont des individus qui obéissent à leurs propres normes.

Au niveau de l’entreprise, comment passer de la réaction à la création ? Comment la bienveillance se forme-t-elle ?

Lors d’une récente intervention dans une mairie importante, une personne était l’objet d’un rejet quasiment unanime de la part de ses collègues. Le rôle de chacun était bien huilé, comme une scène qui passe en boucle indéfiniment. L’individu était parfait dans son rôle de trouble-fête et les autres étaient unanimement ligués contre lui. Cependant cette situation ralentissait le groupe en occupant trop de temps dans l’esprit et l’activité des acteurs.

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La création contre la réaction

Rz_1bQuelle différence y a-t’il entre répondre et réagir ? Bien que la distinction semble être juste sémantique, son impact dans notre vie peut être énorme, car la réaction est un comportement instinctif provenant du cerveau reptilien, alors que la réponse est un choix conscient impliquant le néocortex, notre cerveau le plus évolué.

Si quoi que ce soit se produit dans notre environnement qui s’apparente à une menace pour nous, allant de quelqu’un qui nous coupe la route à un collègue qui nous adresse une critique, notre cerveau reptilien s’active automatiquement en mode lutte ou fuite. Il y a des millions d’années, c’était sans doute une réaction utile pour rester vivant.

Toutefois, dans notre monde actuel, cela arrive beaucoup trop souvent. Dès que nous sommes sous pression, inquiet, irrité ou déçu, ces mêmes mécanismes s’activent, dans lesquels nous nous sentons lamentable, et qui à la longue conduisent à l’anxiété voire à la dépression. Ces comportements sont également déplorables pour notre santé physique, car un stress chronique contribue à l’affaiblissement du système immunitaire et augmente le risque d’infarctus et d’AVC*.

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La bienveillance, oui ! Mais avec quelle fréquence ?

Rz_63 De jour comme de nuit, notre cerveau produit des ondes, dont la fréquence dépend de son activité. Dans la journée, notre cerveau produit la plupart du temps des ondes bêta de basse à haute fréquence, de 13 à 50 Hz*. Alors quelle est la bonne fréquence pour la bienveillance ?

Les ondes bêta de basse fréquence, 13 à 15 Hz, résultent d’états de vigilance tranquille, entrecoupées de quelques rêveries. Dans notre activité professionnelle, comme dans une activité nécessitant une vigilance soutenue mais apaisée, comme l’apprentissage, la pensée analytique, la recherche, nous sommes généralement dans des ondes bêta de fréquences moyennes, de 15 à 22 Hz, avec parfois des pointes dans les ondes bêta de hautes fréquences, jusqu’à 50 Hz, pour faire face à une situation particulière.

Lorsque nous sommes soumis au stress, la fréquence des ondes passe en mode bêta de haute fréquence, de 22 à 50 Hz. Comme nous le savons, le stress induit un état de vigilance accru et peut avoir son utilité pour gérer une situation ponctuelle compliquée, extrême, voire de danger. Néanmoins, un maintien du cerveau dans cette haute fréquence active de nombreuses fonctions en même temps, qui ont des répercussions sur les plans émotionnel et physique. A la longue, cela peut créer des dysfonctionnements. Dans ce cas, « l’esprit est trop exacerbé et le corps trop stimulé pour qu’il y ait même un semblant d’ordre (page 208 du livre cité). »

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Ce qui n’est pas exprimé est plus important que ce qui est exprimé

Rz_4Dans la relation avec un collègue que nous connaissons bien, la quantité d’informations que nous exprimons dépasse largement ce que nous croyons exprimer. Beaucoup d’entre nous connaissent déjà le langage non verbal et para-verbal, mais qu’en est-il de ce que nous percevons vraiment de nous-même et de l’autre dans une relation ? La bienveillance peut-elle aider dans ce contexte ?

Quelques postulats peuvent nous éclairer :

  1. Il suffit d’1 fois pour relier 2 informations par connexion synaptique (pensez par exemple à une information sensorielle ou une pensée, qui vous connecte instantanément à 1 élément de votre rêve de la nuit précédente)
  2. Quelques fois suffisent pour relier durablement 2 informations entre elles et créer une habitude
  3. Sur les 400 milliards de bits d’informations que le cerveau traite chaque instant, nous n’en sommes conscients que de 2000, qui nous informent sur notre corps, sur l’environnement et sur la temporalité. Notre partie consciente organise donc sa stratégie d’existence à partir d’une infime partie des informations provenant de l’extérieur dont elle dispose
  4. En outre, cette partie consciente n’est jamais pleinement consciente de ce qu’elle absorbe. En effet, l’attention que nous portons à nos propres pensées diminue d’autant la quantité d’informations externes recevables. Combien de fois ne nous a-t’on pas dit : « Dis donc, je te parle, tu m’écoutes ? Tu as l’air complètement perdu dans tes pensées ! »
  5. Cerise sur le gâteau (sic), l’individu possède une propension naturelle à tout ramener à lui de ce qu’il perçoit de son environnement extérieur en général, et de ce que dit l’autre en particulier
  6. Une situation entre 2 adultes se construit sur la règle du 50/50 et chacun des deux acteurs est responsable pour moitié de sa création et de son évolution

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Entre-deux tours des élections municipales : désistement au profit de la liste Bienveillance !

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A l’heure des négociations de l’entre-deux tours entre les listes qui n’ont pas obtenu suffisamment de voix, à quand une déclaration de politique générale de nos responsables politiques sur la bienveillance ? En réalité, un seul d’entre suffirait car la surprise de son engagement créerait une prise de conscience salutaire pour tout le pays.

Si l’on dirige une entreprise comme une mairie et comme un pays, de nombreux dirigeants politiques ont, ces dernières années, argumenté sur la nécessité de considérer d’autres indices de satisfaction que la croissance ou la richesse. Messieurs Sarkozy et Cameron, ainsi que Mme Merkel, pour ne citer qu’eux, ont tous les trois fait des déclarations sur l’importance à accorder au bien-être de l’individu.

En 2006, le  Premier ministre David Cameron, qui a longtemps été un partisan de l’idée de mesurer le bonheur, disait : « Il est temps que nous admettions qu’il y a plus dans la vie que l’argent, et il est temps que nous nous concentrions non seulement sur ​​le PIB, mais sur le BEG, le bien-être général. Le bien-être ne peut pas être mesuré par l’argent ou négocié sur les marchés. C’est la beauté de notre environnement, la qualité de notre culture et, surtout, la force de nos relations. »

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Bienveillance et bonne ambiance dans l’entreprise

20140320_ambianceLa bienveillance est-elle un facteur de création d’une bonne ambiance de travail au sein de l’équipe ? Dans le dernier sondage Ifop pour Cadremploi, réalisé sur 1002 personnes du 11 au 21 janvier 2014, le deuxième élément définissant le mieux le poste idéal pour un cadre est « une bonne ambiance de travail au sein de l’équipe. » Même s’il conviendrait de définir plus précisément cette bonne ambiance, gageons qu’elle pourrait s’incarner dans le plaisir d’être avec nos collègues et la bienveillance qu’on leur accorde.

Cependant, ce sondage pourrait être complété par une autre étude réalisée récemment par deux sites anglo-saxons (1) sur l’influence de la bonne opinion que l’on a de soi-même et de ses compétences sur les relations que nous entretenons avec les autres, en particulier sur le lieu du travail. Nos amis outre-Atlantique et Manche semblent décidément avoir une longueur d’avance sur l’introduction et la pérennité de la bienveillance en entreprise.

Cette étude (2) porte sur un échantillon de 5000 personnes et relie fortement l’acceptation de soi au bonheur, en dépit du fait que ce lien soit peu renforcé dans notre société. Cette étude identifie 10 habitudes faciles et aisément transposables dans n’importe quel milieu, en particulier au bureau, dont les dernières avancées des neurosciences prouvent qu’elles ont un impact sur notre bonheur.

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La musique comme outil de bienveillance

Rz_52La musique permet-elle de rendre plus agréables les conditions de travail de l’individu et de générer plus de bienveillance dans l’entreprise ? La question mérite d’être posée puisqu’elle est à l’origine d’une étude comportementale, associée à un sondage réalisée par une chaîne de télévision à une heure de grande écoute.

Le 19.45 du mercredi 12 mars sur M6 (1) proposait l’enquête suivante : « Ecoutez-vous de la musique en travaillant ? » A 8h22 le lendemain, la moyenne des réponses était la suivante : Oui, ça me rend plus productif : 76% ; Non, ça me déconcentre : 24%.

La suite du sondage nous éclaire sur les points suivants : « Le jazz aiderait à booster la créativité ; la musique classique permettrait plus de concentration ; les bandes originales de films redonneraient de l’énergie. »

Nous savons que certains apprentissages scolaires, en particulier la mémorisation d’informations « par cœur », peut être facilitée par l’écoute de musique en fond sonore. Ainsi, nous avons peut-être déjà, en tant que parent, fait preuve de bienveillance à l’égard de notre adolescent qui étudie en écoutant de la musique, à condition toutefois que celle-ci n’occupe pas tout son espace de concentration. La raison en est que la musique fédère d’autres parties de notre cerveau que celle uniquement sollicitée par le son, contribuant ainsi à une meilleure mémorisation des informations apprises.

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La bienveillance et l’entreprise …

Rz_57La bienveillance et l’entreprise, deux réalités françaises aussi improbables et apparemment peu compatibles que la méditation et l’hôpital, et pourtant. (1) Quel est le rapport entre la bienveillance et l’entreprise ? Pourquoi un blog sur la bienveillance en entreprise ? Parce que ces deux paramètres, la qualité de notre vie et le temps que nous passons au travail, sont co-existants et interdépendants. Alors la bienveillance, si elle est par nature une qualité, pourrait-elle devenir un programme (2) ? Si c’est le cas, il sera forcément payant et je le démontrerai dans les posts à venir.

Einstein disait qu’aucun problème ne peut se résoudre à partir du niveau de conscience qui l’a créé. Nous ne pouvons imaginer une solution à un problème dont nous sommes responsable. Cela tombe sous le sens lorsqu’on envisage la métacognition, la capacité d’observer ce qui se passe en nous à l’instant où cela se déroule. Et cela se comprend grâce à l’éclairage qu’offrent les neurosciences sur la mécanique du cerveau. Ce dernier possède des limitations techniques qui sont propres à sa nature et desquelles il ne peut s’affranchir. Continuer la lecture

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