La bienveillance et les apprentissages (suite)

IMG_20120104_031132Une interview qui étaye les informations contenues dans le 1er post sur les apprentissages du 4 juillet dernier. Dans laquelle, avec l’éclairage des neurosciences, il est confirmé que de nouvelles règles doivent être établies autant par le formateur que par l’apprenant pour de bonnes sollicitations des processus mnésiques du deuxième.

Les anciennes règles relationnelles liant l’enseignant à son auditoire, comme par exemple le positionnement de l’enseignant au centre de l’auditoire ou sur un piédestal, sont définitivement caduques. Les différents acteurs de l’apprentissage doivent se placer dans une interactivité permettant aux cerveaux de se connecter ensemble.

L’apprentissage doit être espacé s’il veut être efficace. L’information doit être répétée, et des cycles de sommeil doivent la ponctuer. Les seuils de motivation baissent toutes les 12 à 15 minutes chez l’apprenant, et les phases de repos voire de sommeil sont indispensable à la bonne mémorisation des informations : « Le sommeil est là pour consolider les traces que nous avons acquises lors de l’apprentissage. »

Espacer les apprentissages, mais également solliciter les émotions de l’apprenant. « Plus nos émotions sont fortes lorsque nous apprenons, plus notre mémoire sera robuste. » Le formateur doit interpeller émotionnellement les apprenants, et le capital de bienveillance qu’il leur manifestera en amont et au cours de la formation sera déterminant pour la bonne mémorisation des informations (même si une émotion négative peut aussi engrammer une information.)

« Savoir désapprendre autant qu’apprendre », revient à identifier nos comportements routiniers, nos mauvaises habitudes, autrement dit nos connexions neuronales obsolètes. Savoir échapper à nos routines nous permettra de construire de nouvelles possibilités de comportements et de compréhensions. Ne plus cautionner certaines réactions ou comportements revient à les déliter, et de nouveaux territoires neuronaux vierges peuvent être découverts puis colonisés.

Certains scientifiques évoquent volontiers une jungle à l’intérieur de notre cerveau, dont l’objet est de proliférer sans cesse, trouver de nouveaux territoires en vue de les coloniser. Par ailleurs, utiliser les différentes modalités sensorielles revient à accroître les processus mnésiques, nous en avons déjà abondamment parlé. Pour finir, quelle disposition d’esprit plus puissante que la joie pour solliciter le désir d’apprendre ? Travailler sur le désir d’apprendre de l’apprenant reste « la clé de voûte de tout apprentissage. »

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